Comprendre l'origine des dégâts des eaux par temps de pluie

Un doute sur l’origine de la fuite ?

L’expertise qu’il vous faut, au bon moment

Les dégâts des eaux en période de pluie : comment réagir ?

Conseils pour les habitants de La Baule, Guérande, Pornichet, Saint-André-des-Eaux, Le Pouliguen, Pornic, Saint-Brévin, Saint-Nazaire, Pontchâteau, Savenay, Nantes et toute la Loire-Atlantique

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sinistres habitation est un dégât des eaux en France

5 jours

ouvrés pour déclarer un sinistre à son assureur

4 000 €

coût moyen d’un sinistre dégât des eaux non traité rapidement

800 mm

de pluie/an en moyenne sur le littoral de Loire-Atlantique

La Loire-Atlantique est l’un des départements les plus arrosés de France. De Nantes à La Baule, de Saint-Nazaire à Guérande, les épisodes pluvieux intenses sont une réalité climatique avec laquelle les habitants composent chaque automne et chaque hiver. Gouttières saturées, toitures fragilisées, sous-sols inondés, murs qui suintent : les dégâts des eaux en période de pluie prennent des formes multiples, et ils surviennent souvent sans prévenir.

La bonne nouvelle, c’est que la rapidité de réaction est le facteur numéro un qui limite l’étendue des dégâts — et le montant de la facture finale. Voici un guide complet pour savoir quoi faire, dans quel ordre, et comment protéger efficacement votre logement face aux intempéries.

Ce que couvre votre assurance habitation

Comprendre l’origine des dégâts des eaux par temps de pluie

Contrairement à une idée reçue, un dégât des eaux lié aux pluies ne vient pas toujours directement du ciel. Les causes sont multiples et souvent cumulatives :

Les infiltrations par la toiture sont les plus fréquentes. Une tuile déplacée, un joint de faîtage abîmé, un noue mal étanchée ou une fenêtre de toit dont le joint a vieilli suffisent à laisser passer l’eau lors d’une forte pluie. À Saint-Brévin, Pornic ou Le Pouliguen, le sel marin accélère la dégradation des matériaux de couverture et des joints — d’où une vigilance accrue nécessaire sur le littoral.

Les remontées et infiltrations par les façades surviennent lorsque le crépi est fissuré, que les joints de menuiserie sont poreux ou que les appuis de fenêtre ne draient plus correctement. L’eau s’insinue dans les murs et remonte par capillarité, parfois longtemps après l’épisode pluvieux.

Les refoulements de réseau sont particulièrement redoutés. Lors d’un épisode pluvieux intense, les réseaux d’assainissement collectif peuvent être saturés. L’eau — parfois chargée d’eaux usées — remonte alors par les canalisations domestiques : éviers, douches, WC au rez-de-chaussée, siphons de sol en cave. Ce type de sinistre, fréquent à Pontchâteau, Savenay ou dans certains quartiers de Saint-Nazaire, est particulièrement désagréable à gérer.

Les débordements de gouttières et descentes d’eaux pluviales bouchées projettent l’eau contre les façades et la font pénétrer par les joints de menuiserie ou les seuils de porte. Un nettoyage annuel des gouttières avant l’hiver est le geste préventif le plus simple et le plus efficace.

Les inondations de cave résultent soit d’une nappe phréatique haute, soit d’un sol saturé qui ne peut plus absorber les eaux de pluie. Dans les zones basses proches de l’estuaire de la Loire ou des marais guérandais, ce risque est particulièrement présent.

Les bons réflexes dans les premières minutes

Face à un dégât des eaux constaté pendant ou après une pluie, chaque minute compte. Voici les actions prioritaires à mener dans l’ordre :

1. Sécuriser les personnes et couper l’électricité. Si de l’eau est présente au sol dans une pièce où se trouvent des prises, des appareils électriques ou un tableau, coupez le circuit électrique concerné au disjoncteur avant toute intervention. Ne marchez jamais dans de l’eau stagnante sans avoir vérifié l’absence de risque électrique.

2. Limiter la progression de l’eau. Si la source d’infiltration est identifiable — une fenêtre ouverte, un joint de toiture visible depuis l’intérieur, une descente bouchée — intervenez immédiatement pour stopper ou réduire l’apport d’eau. Utilisez des serviettes, des bâches ou des seaux pour contenir les dégâts en attendant une réparation définitive.

3. Documenter avant de nettoyer. Avant de pomper, d’éponger ou de jeter quoi que ce soit, prenez des photos et des vidéos de l’ensemble des dommages : surfaces touchées, meubles endommagés, objets détériorés, niveau d’eau. Ces éléments sont indispensables pour votre déclaration de sinistre auprès de votre assureur.

4. Prévenir votre assurance dans les 5 jours ouvrés. C’est le délai légal maximal pour déclarer un sinistre dégât des eaux. Passé ce délai, votre assureur peut refuser la prise en charge. Contactez votre compagnie dès que possible, même par téléphone dans un premier temps, puis confirmez par courrier ou en ligne avec les photos documentées.

5. Prévenir le voisinage si nécessaire. En immeuble ou en maison mitoyenne, un dégât des eaux peut rapidement affecter les logements adjacents. Informez vos voisins du dessous ou du côté immédiatement, et signalez la situation au syndic de copropriété le cas échéant.

Faire appel à un professionnel : quand et pourquoi

Après un épisode de pluie intense, certaines situations nécessitent une intervention professionnelle urgente sans attendre. C’est le cas lorsque la source du dégât n’est pas identifiable, que l’eau continue d’entrer malgré vos premières actions, que la cave est inondée au-delà de quelques centimètres, ou que des traces d’humidité apparaissent dans des endroits inattendus — sous un parquet, derrière une cloison, sur un plafond sans fuite apparente au-dessus.

Un professionnel de la recherche de fuite et des dégâts des eaux dispose des outils pour identifier précisément l’origine du sinistre — caméra thermique, hygromètre, endoscope — et pour évaluer l’étendue réelle des dommages, souvent plus importants que ce que l’œil perçoit. Sur le secteur Nantes–La Baule–Saint-Nazaire, plusieurs entreprises proposent des interventions d’urgence 7j/7, avec des délais d’arrivée souvent inférieurs à deux heures.

Le rapport d’intervention qu’il remet est également précieux : il précise la nature et l’origine du sinistre, les surfaces et matériaux touchés, et les préconisations de remise en état. Ce document accélère significativement le traitement de votre dossier par l’assurance et évite les litiges sur l’évaluation des dommages.

Ce que couvre votre assurance habitation

La couverture d’un dégât des eaux lié aux pluies dépend du type de sinistre et des garanties souscrites dans votre contrat multirisques habitation (MRH). Dans la grande majorité des contrats, les infiltrations par la toiture, les refoulements d’égout et les inondations de cave sont couverts au titre de la garantie dégât des eaux ou de la garantie catastrophes naturelles, selon la nature de l’événement.

Attention toutefois à deux points importants. D’abord, certains contrats excluent les dommages résultant d’un défaut d’entretien manifeste — une toiture dont l’état de dégradation était connu et non réparé peut entraîner un refus partiel ou total de prise en charge. Ensuite, la garantie catastrophes naturelles (CatNat) nécessite qu’un arrêté interministériel soit publié pour reconnaître l’état de catastrophe naturelle dans votre commune. À Nantes, Saint-Nazaire, Guérande ou Pornichet, vérifiez si votre commune est classée en zone à risque inondation sur le site Géorisques.gouv.fr.

Prévenir plutôt que subir : les gestes avant la saison des pluies

En Loire-Atlantique, la période la plus à risque s’étend d’octobre à mars. Quelques actions préventives réalisées en septembre réduisent considérablement les risques de dégâts des eaux par intempéries :

  • Nettoyer les gouttières et descentes d’eaux pluviales — feuilles mortes, mousses et débris les obstruent chaque automne
  • Inspecter la toiture après les premiers coups de vent, ou faire appel à un couvreur pour un bilan visuel
  • Vérifier les joints de fenêtres et de portes, en particulier en façade exposée aux vents dominants d’ouest
  • Tester le clapet anti-retour de votre réseau d’assainissement si vous en êtes équipé — il empêche les refoulements d’égout en cas de saturation du réseau collectif
  • Dégager les abords de la maison pour faciliter l’écoulement des eaux de surface lors des fortes pluies
  • Vérifier votre contrat d’assurance et les garanties souscrites avant l’hiver, plutôt qu’après le sinistre

À Saint-André-des-Eaux, Savenay, Pontchâteau ou dans les zones rurales du pays guérandais, les maisons anciennes méritent une attention particulière : les matériaux de construction traditionnels (pierre, tuile canal, enduits à la chaux) vieillissent différemment et peuvent présenter des points de faiblesse spécifiques que seul un professionnel habitué aux constructions locales saura identifier.

L’essentiel à retenir

Face aux dégâts des eaux en période de pluie, trois principes guident la bonne réaction : agir vite pour limiter la progression des dommages, documenter soigneusement avant de nettoyer, et déclarer rapidement à son assureur. Et pour identifier précisément l’origine d’une infiltration ou d’une fuite non visible, ne tardez pas à faire appel à un professionnel. En Loire-Atlantique, le climat pluvieux n’est pas une fatalité — c’est un paramètre à anticiper.

FAQ — Les dégâts des eaux en période de pluie

Dans la plupart des contrats multirisques habitation, les infiltrations par la toiture causées par un événement climatique sont couvertes au titre de la garantie dégât des eaux ou de la garantie tempête-grêle-neige. En revanche, si le sinistre résulte d'un défaut d'entretien avéré — toiture en mauvais état signalé mais non réparé — l'assureur peut invoquer ce motif pour réduire ou refuser la prise en charge. Un bilan de toiture annuel est la meilleure protection.

Il s'agit d'un refoulement de réseau d'assainissement, causé par la saturation du réseau collectif. En urgence, fermez les siphons accessibles et évitez d'utiliser les équipements sanitaires au rez-de-chaussée ou en sous-sol. Si vous n'êtes pas équipé d'un clapet anti-retour, faites installer cet équipement dès que possible — c'est la seule protection efficace contre ce type de sinistre. Déclarez l'événement à votre assurance dans les cinq jours ouvrés.

Une infiltration non visible est souvent la plus difficile à traiter seul. L'eau peut voyager horizontalement dans la maçonnerie plusieurs mètres avant d'apparaître en surface. Faire appel à un professionnel de la recherche de fuite équipé d'une caméra thermique ou d'un hygromètre permet d'identifier précisément l'origine sans démolition inutile. Plus tôt la source est localisée, moins l'humidité a le temps de s'installer durablement dans les matériaux.